Le contrat de travail « académique » présente un certain nombre de distinctions par rapport au contrat de travail « classique » régi par le Code du travail. Les dispositions de la nouvelle loi sur l’enseignement supérieur et la science constituent une lex specialis à cet égard. La spécificité de la relation de travail académique se manifeste aussi bien dans la sphère des relations de travail, que dans celle des relations fiscales (problèmes liés au mode et au champ d’application de la majoration (50%) des frais déductibles fiscalement), ou encore dans le droit d’auteur. La prestation de travail comprend diverses activités du salarié. Les dispositions de la loi sur l’enseignement supérieur et la science, qui se situent à l’intersection des relations juridiques externes susmentionnées, présentent un type particulier de dualisme. Ils prévoient un certain nombre de solutions juridiques de nature à la fois restrictive et préférentielle (dans la dimension institutionnelle et celle des employés). L’objectif de recherche fixé est d’analyser les spécificités de ce qu’on appelle la « relation d’emploi académique » du point de vue de l’institution (université), ainsi que du sujet (enseignant académique – créateur). Ce qui précède permettra de répondre à la question de savoir si un rapport juridique sui generis s’est formé, ou si les problèmes d’interprétation interdisciplinaires croissants sont le résultat d’une interprétation incorrecte ou même de lacunes de nature législative. Afin d’obtenir des résultats de recherche vérifiables, une méthode dogmatique-juridique et historique a été utilisée.